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La Minga de Colombie : “La terre est notre espérance” Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
19-10-2009
Plus de 25000 personnes, indigènes, paysans, afro-américains et militants des secteurs sociaux populaires, sont en marche en Colombie dans un grand rassemblement pour la défense de l’environnement, la Minga, portant un cri d’alarme. “Nous lançons un appel à l’humanité : la vie est en danger, l’espèce humaine est en danger, comme les animaux, les territoires, la nature, et la Terre” s’exprime Felinciano Valencia, coordinateur national de la Minga.

Déroulement de la Minga province par province

Tolima

Les 4 organisations indigènes du département Tolima (Conseil régional, 2 associations municipales et association pour la Protection de l’Environnement (CRIT, ACTIT, FICAT et ARIT) soit près de 3000 personnes) se sont rassemblés dans la ville de Castilla, dans la municipalitè de Coyaima, pour exiger le respect de leurs droits, de leur dignité et leur autonomie en tant que peuple.

Ils exigent également le respect de leur territoire et de leurs droits : “la défense du patrimoine culturel, environnemental et ancestral est fondamentale pour la survie de nos peuples” soutient un communiqué récent.

Le peuple Pijao a proposé la mise en place d´un Plan de gestion pour l’Environnement, les ressources naturelles et la biodiversité dans les territoires indigènes de Tolima : “Il faut créer un École de formation dans l’éducation environnementale et établir des politiques éducatives pour gérer et conserver notre environnement (http://www.onic.org.co/img_upload/3... )

Cauca

Dans le Sud-Ouest colombien, la Minga du Cauca représente “l’énergie non-violente la plus puissante” indiquent les Mingeristes du nord de Cauca, en faisant allusion au documentaire du même nom, qui démontre comment dans d´autres pays, les actions pacifiques mirent en déroute des dictatures au XXe siècle. (http://www.nasaacin.org/noticias.htm)

Dans cette région ; la Minga va sans nul doute écrire une nouvelle page fondamentale pour l’Humanité qui s’intitulerait : “La Terre est notre Espérance”. Elides Pechené, conseiller le plus important du Conseil Régional Indigène de Cuaca (CRIC) invite ainsi à la mobilisation pour défendre le droit au territoire et pour protéger l’environnement. Il dénonce les attaques des groupes armés dont furent victimes certains Mingeristes et exige des enquêtes et des condamnation des actes violents pour que les morts ne restent pas impunis.

Cali

Pas moins de 20000 indigènes se retrouvèrent dans la ville de Cali, presque tous issus des mouvements de lutte et de résistance pacifique parmi lesquels où retrouve les mingeristes Pechené, Feliciano Valencia et la représentante du Nouveau Millénaire, Aida Quilcue.

A cette grande Minga se sont joints des paysans ; des descendants d’esclaves africains et des militants sociaux qui revendiquent la culture et les droits ancestraux et le droit de la Terre Mère comme unique moyen d’existence.

Pechené explique les raisons de la mobilisation : en premier lieu, la défense de terre et la réappropriation des territoires indigènes. Deuxièmement : la santé et l’éducation communautaire, vive préoccupation pour les communautés tout comme les politiques étatiques prises par le gouvernement Uribe qui exclut ces peuples : “la défense des droits humains est un point très important, ces diverses politiques engendrent un risque d’extermination des populations indigènes” soutient Aida Quicue.

Caldas

Pour défendre leur territoire et exiger que la nature ne soit plus polluée, des milliers d’indigènes ont occupé la municipalité de Riosucio, dans le département de Caldas, les actes de résistance étant concentrés sur le thème de la défense de leur culture.

D’autres communautés ont décidè d’occuper des haciendas qui avaient été leurs autrefois et qui leur furent arrachées dans l´invasion colonialiste des propriétaires terriens. Dans la municipalité de San Lorenzo les principales rues du village ont été envahies par les manifestants.

Valle

Dans la ville d’El Valle de Cauca, plus de 4000 indigènes se sont rassemblés face au palais du gouverneur, dans un acte de résistance non violente, pour revendiquer le respect des droits humains mis en péril par les politiques publiques et par l’extension du conflit dans la région. Ils exigent le respect de leur indépendance, de leur dignité et de leur vie ainsi qu’une meilleure gestion environnementale pour éviter la destruction de la planète.

Boyacá

Au centre du pays, les U’wa ont élevé la voix pour protester contre l’exploitation “cupide “ des ressources naturelles qui détruit la terre. “Nos exigences et nos revendications s’élèvent contre la pensée égoiste et perverse des grands dirigeants politiques et économiques du monde” Il exigent également que le gouvernement respecte leur territoire, refusent la création de n’importe quel projet minier ou pétrolier dans leur territoire, puisque “nous sommes responsables du maintien de notre existence sur cette terre” explioque l’Association des Autorités Traditionnelles et Municipales U’wa (ASOUWA) dans son communiqué du 12 octobre.

Puntamayo

Quelques 200 paysans et pas moins de 150 indigènes se sont joints à la Minga globale dans ce département. Les défilés et rassemblement se sont déroulés dans la municipalité de Orito, dans la capitale du département, Puerto Asís. Le communiqué de Putamayo indique qu’après une marche de protestation contre “la criminalisation et la marchandisation de la vie”, ceux-ci se sont retirés pacifiquement dans leur communauté. Cependant, “nous continuerons à travailler unis avec les peuples indigènes pour la construction d’une société de justice, dans laquelle prévaudront le respect des Droits Humains, de la culture et des identités des peuples, en opposition à la marchandisation de la vie et des politiques de globalisation économique”.

Caribe

Cartagena de Indias se prépare pour la présentation ce vendredi du "manifeste des peuples des Caraibes”. Des milliers de caribéens venant des quatre points cardinaux de la région conflueront sur la place historique de la Aduana, ce 16 octobre, et les manifestants se rassembleront pour un un grand acte public .

La Minga Caraibe a été réprimée par les autorités départementales de police pendant la marche contre la faim et contre la pauvreté à son arrivée à la cité de Cartagena avec des délégations de Córdoba, Sucre, Sur de Bolívar, Atlántico et la Guajira. “Nous refusons l’attitude des gouvernements régionaux, qui non content d’être en rupture historique avec les peuples, utilisent la violence face à la résistance pacifique des peuples de Caribe.

Ainsi se déroule la Minga en Colombie, qui arrivera aujourd’hui à son apogée à Bógota. (http://www.onic.org.co/actualidad.shtml?x=36319) pour clore ce grand rassemblement les 15 et 16 octobre prochain avec la préparation du Grand Congrès des Peuples : Minga de résistance, vers un congrès mondial des peuples.

Traduction : Grégoire Souchay pour http://larevolucionvive.org.ve/

 

Photos :

http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article440

 

 

 

 

 

 
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