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Argentine: la police réprime des étudiants contre la réélection controversée du président de l'UBA Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
17-12-2009
L'Université de Buenos Aires (UBA) a réélu dans une assemblée réalisée dans le Congrès National le président Ruben Hallu. Les étudiants qui dénonçaient le processus comme "antidémocratique" ont été réprimés aux portes de l'enceinte.
 

 
Avec des canons à eau, des balles de gomme et des gaz lacrymogènes la Police Fédérale Argentine a empêché l'entrée d'étudiants et enseignants à l'assemblée universitaire.

Sur les 236 représentants de professeurs et d'élèves habilités pour participer à la rencontre seulement 158 ont réussi à se faire accréditer avant que l'entrée ne se ferme.

À l'intérieur de l'édifice Annexe du Congrès argentine, a rapidement commencé la séance qui a duré à peine quinze minutes et, avec la voix de 144 congressistes a été ratifié la permanence de Hallu pour la période 2010-2014.
 
Represión a estudiantes. En asamblea por reelección de rector Fuente: (www.esmas.com)

 
Le doyen de la Faculté des Sciences Sociales de l'Université de Buenos Aires, Federico Schuster, en dialogue avec la radio FM La Tribu, a expliqué que les élections ont été inutilement avancées.

Il a assuré que bien que l'on ne peut pas dire qu'elles soient illégales, il s'agit d'une irresponsabilité politique puisque depuis que le système a été régularisé à l'intérieur de l'Université Publique après la Dictature Militaire, des élections ont toujours été réalisées après que tous les doyens aient assumé.

Il a expliqué de plus que, à sa connaissance, les élections ont été avancées parce que Hallu a voulu sessioner avec les voix assurées pour éviter que surgisse une autre candidature.
 
L'affrontement entre les étudiants et la police a été intense et s'est maintenu durant presque une heure, durant laquelle des jets de pierres se sont croisés avec des balles de gomme et des gaz lacrymogènes.

A 9h15, la scène sur l'avenue Rivadavia, de Callao à Riobamba, était dantesque. Les conseillers qui avaient passé les palissades mais s'étaient retrouvés enfermés sans pouvoir s'accréditer, les employés de la police qui pleuraient et vomissaient à côté des voitures d'assaut par l'effet des gaz qu'eux mêmes lançaient, des bombes de fracas et des jets de pierres, l'éclatement répétitif des armes policières tirant  des balles de gomme, tout éclaboussé par les nuages d'eau bleue que crachaient les canons à eau... "La sécurité interne nous a frappé et ne nous a pas permis d'entrer dans l'assemblée", criait la conseillère étudiante Denise Pinus, de Psychologie.
 
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