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Bolivie: Evo Morales dénonce à nouveau un "coup d'Etat civil" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
06-09-2008

Le président bolivien, Evo Morales, a dénoncé hier qu'un "coup civil" est en marche contre son gouvernement, il a prévenu qu'il "fera respecter les institutions et la sécurité de l'État" et a convoqué à l' "unité du peuple et les Forces Armées pour défendre le processus de changement face à la conspiration de groupes d'extrême  droite, minoritaires mais de plus en plus violents".

Il a ainsi répondu à la vague de barrages de routes et de prise d'institutions publiques encouragés par les gouverneurs de l'opposition pour essayer de freiner le référendum constitutionnel convoqué par décret pour le 7 décembre et pour réclamer la dévolution la part des impôts sur les hydrocarbures que l'État central utilise pour payer une pension vieillesse.

La situation la plus critique est dans le Chaco, zone de gisements de gaz dans le sud du pays où il y a des coupures de routes depuis douze jours et où plusieurs localités supportent un manque de combustibles et d'aliments. 

Le gouvernement a renforcé la vigilance militaire et le chancelier brésilien, Celso Amorim, a déclaré - selon l'agence espagnole EFE - que son pays étudiera "de manière sérieuse" les menaces de coupure d'approvisionnement de gaz de la part des groupes rebelles.
 
Vendredi à l'aube, le Comité Civique Juvénile de Tarija a pris par la force les installations de pompage de gaz naturel dans la municipalité de San Lorenzo et hier  plusieurs bombes "maison" ont visé des dirigeants pro-gouvernement et de l'opposition.

"Les actions du dénommé Conseil National de la Droite (pour le Conseil National Démocratique, opposant) coïncident avec celles assumées durant le soulèvement armé contre la démocratie le 17 juillet 1980. Ils tentent maintenant d'initier un coup d'Etat civil en prenant des institutions", a dénoncé Morales après son retour de  Libye et d'Iran.
 
Dans un climat chauffé par tout type de provocations racistes, sur la radio publique pleuvent les appels demandant au mandataire de dicter l'état d'urgence, une mesure extrême et imprévisible.

Pablo Stefanoni, Clarin, 06 septembre 2008.
http://www.clarin.com/diario/2008/09/06/elmundo/i-01754560.htm

Traduit par http://amerikenlutte.free.fr

 
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