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Argentine: ELAOPA, entretien avec Diego de la FOB Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
20-02-2009
La Rencontre Latino-américaine d'Organisations Populaires Autonomes, ELAOPA, revient a la fin du mois en Argentine. Là des mouvements sociaux indépendants des gouvernements et de la politique partisane, recommenceront à se réunir pour partager leur construction de pouvoir populaire dans un présent complexe et un avenir qui requiert d'une somme d'efforts collectifs pour changer un système injuste et plein d'oppresion.
Au milieu d'un contexte où les luttes et leur articulation deviennet de plus en plus exigeantes, Radio Munde Real a dialogué avec Diego, du Mouvement de Travailleurs Sans emploi Oscar Barrios dans la Fédération d'Organisations de Base (FOB), pour connaître comment femmes et hommes s'investissent dans l'organisation de l'évènement et quelle sera la réalité qu'ils porteront pour offrir au reste des participants.
 
- Qu'est-ce que l'ELAOPA ?

ELAOPA est une rencontre qui se réalise depuis 7 ans, dans différents pays, essentiellement dans le Cône Sud. Elle a été organsisé au Brésil, au Chili, en Uruguay, en Bolivie, une fois déjà en Argentine et maintenant elle revient ici. Basiquement, ce que tente la rencontre c'est de chercher un espace où des organisations autonomes, en dehors de l'État et qui n'ont pas de subordination à aucun type d'organisation politique plus structurelle, nous nous rassemblons pour échanger des expériences de comment chacun travaille dans ses domaines et voir quelles possibilités existent d'articulation sur quelques sujets concrets, étant donné qu'au-delà des nuances, la réalité latino-américaine est identique, quant à la marginalisation, la pauvreté.

Il est toujours recherché, rencontre après rencontre, d'essayer d'avancer un peu plus dans ce que ce sont les axes de discussion. C'est assez difficile, non seulement pour la distance, mais aussi pour beaucoup d'autres facteurs. Sur la base de la croyance que seuls nous n'allons rien changer, mais seulement organisés et avec d'autres compagnons, non seulement d'ici mais aussi d'autres endroits, nous pouvons changer un peu cette réalité.

- Comment le MTD Oscar Barrios prépare-t-il ce 7ème ELAOPA ?

Il y a comme deux instances. Le MTD comme tel s'articule à l'intérieur d'un espace plus grand qui s'appelle la FOB, la Fédération d'Organisations de Base. En ce sens, la FOB avec d'autres organisations de Buenos Aires et d'autres endroits  du pays ont organisé une instance de commission organisatrice où se décide plous ou moins ce que sera la rencontre en soi. De son côté, à l'intérieur du mouvement, se font avec les compagnons différents ateliers, au départ un atelier général de ce qu'est ELAOPA, ce que ça implique de participer à une rencontre de ces caractéristiques. Ensuite, , sur la base des 'commissions de travail' se montent des ateliers pour socialiser avec les compagnons les sujets qui vont se discuter et voir ce que nous pouvons apporter depuis nos propres pratiques pour échanger avec les compagnons et ce que nous pouvons aussi tirer de l'expérience des compagnons d'autres endroits.

- Vous, comme organisations autonomes au milieu d'une situation de crise et de chômage : comment faites-vous pour pouvoir vous organiser indépendamment de l'État pour un évènement de ces caractéristiques ?

On a commencé à faire différentes activités. Ont été réalisées des peñas, des fêtes  pour recueillir des fonds, après pour ce qui sera d'assurer les repas de la rencontre chaque mouvement met de la marchandise de ses comedores (cantines populaires). Aussi parfois l'apport d'un mouvement s'il a un peu d'argent. Basiquement, de manière autogérée.
 
- Quelle est la réalité que vous allez porter à ELAOPA aux autres organisations ?

Bon, la réalité est assez complexe. Une réalité de fragmentation chez ceux qui continuent la lutte, surtout pour les organisations qui ne sont pas entrées dans la sphère du Gouvernement. Cela devient beaucoup plus difficile de soutenir la lutte, mais aussi en développant de nouvelles visions de comment affronter la lutte. Le Mouvement est né comme un mouvement de travailleurs sans emploi, pour le thème du travail, mais aussi en trouvant de nouvelles dimesiones à la lutte, par exemple avec le sujet de la santé, en commençant à travailler le thème de la santé, des droits de l'homme, en travaillant  assez fort dans ce que sont les ateliers d'éducation populaire, pour qu'il y ait d'une certaine manière un sens d'appartenance au mouvement. Que les gens ne viennent pas seulement par un revendication spécifique, mais qu'ils commencent aussi à sentir  la nécessité qu'en se rejoignant, en se rassemblant, en étant organisé, on peut changer non seulement de petites choses, mais aussi et avec des compagnons d'autres mouvements, changer un peu la réalité plus générale.

- Comment sera-t-on la participation autant des femmes que des hommes du Mouvement ?

Bien, beaucoup plus de femmes vont participer à cette rencontre. De fait, dans la rencontre il va y avoir une commission de discussion spécifique sur ce qu'est le sujet genre, et beaucoup de compañeras vont y participer parce que le mouvement a un travail de genre, il y a une assemblée de femmes. La majorité des sujets qu'il y a dans la rencontre, de ceux qu'a pris le mouvement, sont travaillés dans le mouvement depuis un certain temps, il y a donc une conscience des compagnons pour y aller mieux prédisposé pour participer des discussions et débats.

- Y a-t-il quelque chose que tu voudrais ajouter ?

Simplement que pour nous la participation à cette rencontre est très importante, et bien que nous ayons participé aux autres, nous avons mis plus de force à celle-ci étant donné que c'est une possibilité unique car nous ne savons pas quand la rencontre reviendra en Argentine. Toujours en fonction du fait que nous ne croyons pas que nous puissions lutter seulement nous ici mais en nous joignant à d'autres mouvements, et le plus possible que nous ayons une affinité dans la manière de nous organiser et sur les objectifs. Nous croyons que le changement doit se faire à un niveau régional.

Il y a une même réalité, au moins en ce qui concerne les pays les plus proches et nous voyons que si nous pouvons frapper tous avec un seul poing, en construisant avec les autres mouvements en lutte, nous pouvons donner quelques pas importants. Pour cela, pour nous cette rencontre est très importante, et nous convoquons tous ceux qui veulent participer à qu'ils le fassent. Je crois que pour  Je crois que pour le Mouvement cela va être très riche en ce sens et peut nous renforcer à beaucoup de niveaux. Cela peut renforcer énormément le travail qui se  fait depuis un certain temps, ainsi que pour nous c'est très important.
 
Radio Mundo Real, 18 février 2009.
http://www.radiomundoreal.fm/?q=es/node/473
 
Traduit par http://amerikenlutte.free.fr  
 
 
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